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La société ABO condamnée à 50 000 € d’amende

La société ABO spécialisée dans les travaux de traitement sur les toitures ou les charpentes , a été condamnée, hier, par le tribunal de Vannes, pour pratiques commerciales trompeuses.

Justice

Le tribunal correctionnel de Vannes a rendu son jugement hier, et condamnée la société ABO (Amélioration des bâtiments de l’Ouest) à La Trinité-Surzur à 50 000 € dont 25 000 € avec sursis pour pratiques commerciales trompeuses.

À l’audience du 28 février, le ministère public avait requis contre cette entreprise spécialisée dans les travaux de traitement sur les toitures ou les charpentes, une peine de 100 000 € d’amende, dont la moitié avec sursis, 3 300 € et l’affichage de la décision dans la presse. La défense avait plaidé la relaxe.

76 victimes, souvent âgées

Contre l’entrepreneur, poursuivi pour pratiques commerciales trompeuses, 76 victimes et la Direction départementale de la protection des populations s’étaient portés partie civile. À l’origine de ce dossier, la plainte de la fille d’un couple, victime des démarcheurs, constatant que d’importants travaux sur la charpente avaient été réalisés à crédit, alors que ses parents n’étaient pas en capacité de rembourser.

La machine était bien rodée, la trame argumentaire aussi. Pour réussir à fournir à des clients souvent âgés ou vulnérables, des traitements sur leurs toitures ou leurs charpentes, alors qu’ils n’étaient pas nécessaires, il y avait d’abord l’hameçonnage. Un premier appel téléphonique, par une téléprospectrice, laissant penser que la société avait un lien avec la mairie. Elle signalait un problème d’insectes dans les combles des habitants de la commune et proposait un diagnostic de contrôle gratuit assuré par un commercial.

13 194€ d’indemnisation pour certaines vicitimes

Seconde étape après la mise en confiance et le diagnostic : faire peur. Les démarcheurs, qui « se faisaient passer pour un organisme de contrôle », signalaient des termites ou des capricornes, et conseillaient fortement de traiter (même à titre préventif), ou de remplacer la charpente. Des pratiques commerciales jugées agressives.

Restaient les arguments de vente : on faisait miroiter une remise de 30 % grâce au recoupement de chantiers du secteur. Pour un contrat signé dans les dix jours, le commercial proposait le crédit d’impôt (alors que la société n’avait pas la qualification pour l’obtenir). Et si la personne approchée n’avait pas les moyens, le commercial suggérait de souscrire des crédits à la consommation. L’insistance était lourde. De nombreux clients ont signé.

Le PDG de la société niait « la pression » le client restait, selon lui, libre. Le parquet évoquait quant à lui la « pression énorme » des téléprospectrices, rémunérées aussi au résultat.

En revanche, aucun employé ne dénonçait de « méthodes de vente agressives » à l’exception d’un ancien salarié, en conflit avec l’employeur.

La société, également condamnée à 25 amendes de 100 €, devra indemniser certaines victimes à hauteur de 13 194 €.

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